une pipe ou un vote?

Posted on 30 mars 2012 par

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L’actualité nous poursuit.

Aujourd’hui, on apprend que Hot Vidéo (j’attends avec impatience de recevoir mon numéro ce vendredi dans ma boite aux lettres) s’est associé à Ifop pour publier un sondage « Sexe et politique… Enquête sur les mœurs des Français et leurs orientations politiques ».

Oui, je t’ai vu, vérifier l’URL du site sur lequel tu te trouves. Pas de méprises, on est bien chez Payetonprécaire. Quel rapport avec la précarité me rétorqueras – tu ? On y arrive, pas de panique.

Nous ne reviendrons pas sur les résultats de l’enquête. Je fais confiance aux internets pour nous fournir pléthore d’analyses sur les sodomites de gauche et les queutards de droite.  Par contre, revenons à mon coup de gueule d’hier. Hier, je m’énervais de constater que pour trouver un stage, il fallait aujourd’hui déballer son soutien gorge et poser son gros paquet sur la table. Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de m’insurger puisqu’on en arrive à mettre en relation un bulletin de vote et la pratique de la fellation.

Quand je me trouve face à un mot aussi difficile à définir que le mot « politique », mon premier réflexe, c’est de chercher son étymologie. Or, quand je cherche l’historique de la définition de politique, voici ce que je trouve : « propre à un bon gouvernement, bon, judicieux ». Si on remonte plus loin, à la grèce antique, la politique, c’est ce qui se rapporte à la cité (polis en grec) et par extension aux citoyens. On a donc la notion de bon, de juste, associée à celle de cité et de citoyens et donc de collectivité. Pour faire (très très) vite, la politique, c’est gouverner la cité avec pour objectif le bon et le juste.

C’est donc se poser des questions, débattre, analyser, critiquer, réfléchir, proposer des solutions, les discuter, les faire évoluer, et les appliquer. C’est s’interroger sur la place des citoyens et leur rôle dans la société. C’est constater, par exemple, que certains ont étés oubliés et d’autres privilégiés, et essayer de trouver une solution juste, équitable et consensuelle.

Ha Ha Ha.

Hier je parlais de Séguéla qui a traité gracieusement Pulvar de salope. Pourquoi l’a-t-il fait ? Tout simplement parce que la journaliste, en octobre, sur le plateau d’On est pas couchés, lui a fait remarquer que la communication avait tué la politique (à 2 min). On se demande ou elle est la salope quand aujourd’hui, on voit que plutôt que d’aborder les sujets de fond, ce qui influe sur notre quotidien et sur notre avenir, la politique reste associée à des discours à un niveau bien bas, très en dessous de la ceinture, juste pour faire les choux gras des médias.

Regardez l’affaire DSK, l’ex futur président de la république qui se roule comme un porc dans la boue dans les plus sordides histoires de putes et de viols avec lesquelles on se gargarise depuis bientôt un an.

Regardez l’affaire Merah, qui plutôt que d’engager une vraie analyse de fond, qui nous permettrait de comprendre et de prévenir, a tourné en mascarade puante et grand guignolesque ou il est question de ses salauds d’immigrés forcément salafistes qui non contents de nous dépouiller en profitant en toute impunité de nos aides sociales, viennent maintenant assassiner nos enfants dans les écoles.

La politique aujourd’hui, c’est quoi ? Une soirée prime time sur TF1. Du sexe, de la violence, de la vulgarité et du temps de cerveau disponible pour pouvoir nous vendre aux plus offrants.

Et pendant ce temps là, nous on attend, sans plus trop y croire.

(mais l’attente n’est pas passive pour tous, regardez cette merveilleuse et salutaire initiative de génération précaire : http://youngandpoor.org/)

Posted in: opinions