Quand Le Parisien bidonne un reportage

Posted on 3 février 2012 par

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Vous vous rappelez certainement des séries AB qui ont plus moins bercé l’enfance de certains d’entre-nous ? Hélène et les garçons, Premiers Baisers, Salut les Musclés ou encore le Miel et les Abeilles. Dans le lot, Mallory Nataf avait beaucoup fait parler d’elle , notamment pour avoir chanté devant un jeune public sans sous-vêtements.

Et ce matin, en déroulant ma time line Twitter, je tombe sur un article du Parisien racontant que Mallory Nataf est devenue SDF. Premier élément sur lequel je tique : une SDF avec une French Manucure ? Et vraiment nickel la manucure. Ensuite je lis l’article.

Cette dernière d’expliquer qu’après la Ferme Célébrités 2 à laquelle elle a participé, elle a préféré se consacrer à ses enfants et que du coup, le « métier » – faudra m’expliquer lequel – l’a oublié. Qu’elle a quitté son compagnon après qu’il ait fait une rupture d’anévrisme, que ses enfants lui ont été retirés, etc. L’ensemble du papier laisse surtout percevoir une femme égoïste, immature et un brin menteuse. Mensonges que le Parisien semble cautionner avec grand plaisir.

Outre le fait que ce « papier » est plein d’incohérences, il faudra quand même m’expliquer pourquoi une juive orthodoxe va chercher des colis alimentaires … au Secours Islamique, surtout quand on connaît un peu la communauté juive. Elle souligne également qu’elle a été rejetée par sa propre communauté. Pourquoi se focaliser sur elle ?

Sa chance, elle l’a eu. A l’époque du Club Dorothée, elle faisait partie de ceux qui étaient vraiment connus et reconnus. L’argent qu’elle a perçu, elle aurait pu l’économiser. D’autant qu’il m’a été signalé par un Twittos que les acteurs d’AB Productions continuaient de toucher des royalties sur chaque rediffusion.

Quand bien même elle serait effectivement dans la merde pour parler vulgairement, je ne comprend pas pourquoi le journal Le Parisien titre sur elle. On a réglé le problème de l’ensemble des SDF de Paris et d’IDF ? Ils ont tous retrouvé un logement et un travail ? Il ne reste plus que les has-been de la télévision dont il faut s’occuper ?

Des gens se tombent dans la précarité parce qu’ils ont de véritables accidents de vie. Parce qu’ils tombent malades, parce qu’ils sont harcelés par leur employeur, parce qu’ils divorcent, parce que leur compagnon meure, etc. L’ensemble des éléments que je viens de citer ne regroupe pas tous les cas, le but n’étant pas de faire un catalogue. Mais de la misère, il y en a et celle-ci est réelle.

Je ne sais pas ce qu’a voulu faire le Parisien. Je n’avais pas de grandes attentes sur ce journal mais je sais dorénavant que ce n’est qu’une version quotidienne de n’importe journal à potins de bas étage.

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