Taxes, impôts et autres conneries

Posted on 16 janvier 2012 par

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Dans la vie on ne peut pas tout avoir. Donc qui dit job = sous (en théorie) = week-end à faire des tâches administratives. Donc, me voilà partie pour un joyeux samedi à faire des courriers à divers organismes pour leur signaler mon changement de statut. Et tiens, si je me renseignais sur mes futurs impôts ?

Recherches en tout genre qui n’ont finalement pas apportées les réponses à mes questions mais qui m’ont quand même permis d’apprendre que les indemnités parlementaires étaient exonérées d’impôt à hauteur de 45%. Charmant. Pendant que je me bats avec les trois francs six sous que j’ai accumulé pendant les trois quarts de l’année, je repense à la TVA sociale et à la taxe copie privée.

De fil en aiguille, je me rends compte que je vais voir partir 14% de mes revenus en impôts, plus les différentes cotisations sociales, plus une mutuelle, plus l’augmentation de la TVA et plus je ne sais pas quoi encore. Bref, je m’y perd. Et je me dis que j’aurais dû faire fiscaliste.

Franchement en ces temps de crise économique où le monde cherche à mettre trois ronds de côté, être payé pour expliquer comment mettre à gauche les fameux trois ronds, ça doit être rentable.

Surtout avec l’introduction de la fameuse TVA sociale. Vous en avez entendu parler mais vous n’avez pas compris ? Attendez, ne bougez pas, je vais vous l’expliquer. Les entreprises vont payer moins de charges sociales, mais nous allons payer plus chers pour plein de choses, à commencer par les mutuelles qui sont devenues quasiment obligatoires. Et puis les boissons sucrées (à croire que c’est Dukan lui-même qui a soufflé cette idée), les chambres d’hôtels en France (sûrement pour éviter que des couples illégitimes ne s’y forment et avoir des scandales à la DSK) et j’en oublie. Soit-disant, en théorie, les entreprises devraient, en échange de cet allégement, faire des efforts, notamment pour favoriser l’emploi. Mais oui bien sur on y croit.

C’est vrai que nous avons toutes les raisons du monde de faire confiance aux entreprises. La preuve avec les niches fiscales. Dès qu’elles ont été exonérées, pff ! Envolées et délocalisées dans des pays plus avantageux fiscalement.

Sans vouloir donner dans la caricature (quoique …) j’avoue ne pas être du tout optimiste quant à la bonne foi de certaines entreprises, surtout celles qui sont côtées au CAC40, surtout quand on sait que certaines très grosses entreprises n’hésitent pas à avoir recours au travail au noir. On ne dira pas les noms.

Qu’il faille trouver des sous pour financer la machine administrative. Pas de problème. Mais j’ai une vague idée de ce à quoi on pourrait commencer par s’attaquer. Au hasard, les frais du Gouvernement et des élus. Non seulement, je suis sûre que l’on pourrait trouver de quoi faire quelques coupes sans mettre en danger quoi que ce soit mais taxer les parlementaires sur leurs indemnités ne me paraît pas être une aberration. Surtout quand on les voit dormir à l’Assemblée Nationale, quand ils se donnent la peine de venir.

En bref, sur le plan fiscal, l’année 2012 s’annonce comme la poursuite d’une vaste fumisterie au cri de « comment précariser encore plus les Français ». Je serais le Gouvernement, les pouvoirs publics et les élus, je me méfierais. Ne pas oublier que ce qui a déclenché la Révolution Tunisienne c’est la précarité et le chômage. Ce qui rappelle une autre anecdote que je vous ai déjà raconté.

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